Actu du 14 octobre 2020: Le CHENE  Centre de sauvetage d' Allouville Bellefosse a 40 ans

Centre de sauvegarde d'Allouville Bellefosse

 

Vous n'êtes pas sans savoir que régulièrement , nous transportons des busards ou autres oiseaux malades ou blessés au Centre de sauvetage du CHENE .  

Cette année encore , nous y avons envoyé " Nonoeuil " qui malheureusement a du être euthanasié. 

Il existe seulement une vingtaine de  centres de soins répartis dans toutes la France. Ces centres prennent en charges plus  de 43000  animaux par an pour les soigner et les relâcher dans leur milieu naturel.

Composés de près de 60 salariés, 80 services civiques et 1200 bénévoles , ces centres sont indispensables devant le grand drame de la disparition de la biodiversité.

 

Outre les soins, le Centre propose :

Un espace de découverte malheureusement fermé pendant le confinement,

des formations aux soins des oiseaux ,

des animations dans les écoles ,

des projets, notamment celui de l'installation d'un volière de rééducation pour les rapaces.

 

Retrouvez toutes les activités sur le site du CHENE  et n'hésitez pas à les soutenir en  adhérant en  2021.

 


Actu du 13 octobre 2020: Le campagnol des champs, le Busard Saint Martin et les pelotes de rejection.

Le Busard, rapace nuisible ?

 

Bien souvent, lorsque nous rencontrons des agriculteurs, une  question en forme d'affirmation nous revient  régulièrement: Le busard s'attaque aux perdreaux et aux lapereaux  .

S'il s'agit d'agriculteurs  qui pratiquent la chasse , ce n'est plus une question mais une remarque  souvent réprobatrice car l'oiseau devient alors un concurrent, avec une  l'étiquette de nuisible et ses protecteurs deviennent  du coup eux aussi suspects.

Sur le site LPO rapace , il est écrit pour le Busards Saint Martin:"

"Il est spécialisé dans la capture des petits rongeurs (principalement des campagnols des champs) et des petits oiseaux. Il peut se nourrir de lapereaux, d’insectes et de lézards."

Sur son alimentation, Paul  Géroudet écrit : 

Le Saint-Martin est un grand chasseur de rongeurs, dont il dépend largement, surtout en hiver. Les campagnols sont sa nourriture de base. En plus des petits mammifères ( à l'occasion des levrauts ou des lapereaux) , c'est à la belle saison surtout qu'il met à contribution les oiseaux qui couvrent la terre, leurs nichées et les jeunes qui volent mal: alouettes , pipits, bruants... ou bien petits rallidés, gallinacés, limicoles, canetons...etc, toujours de taille assez faible. Il est capable de poursuivre et de saisir un passereau avec autant d'adresse qu'un épervier, mais le fait est rare. Des grenouilles, des reptiles, et beaucoup d'insectes surtout complètent ses ressources, dont la composition varie sensiblement d'une région à l'autre."

 

C'est donc généralement la réponse que l'on fournit à nos interlocuteurs tout en insistant sur le fait que les micromammifères  constituent la source alimentaire  principale du Busard et par conséquent , seraient plutôt un allié des agriculteurs. Cette réponse ne satisfait généralement pas notamment ceux d'entre eux qui sont plus chasseurs qu'agriculteurs.

 

L' analyse des pelotes de rejection  permet d'apporter des éléments de réponse.

Grâce à Sylvie Bourdel et Valérie qui ont collecté quelques pelotes  et à l'analyse de François LEBOULENGER du Groupe Mammalogique Normand que nous remercions chaleureusement pour son travail , nous pouvons dégager une tendance qu'il serait intéressant de conforter dans les années à venir  par  d'autres analyses.

De cette analyse, il ressort que le contenu  des quelques pelotes prélevées , provient exclusivement  de Campagnols des champs ce qui tendrait à corroborer la réponse qui nous donnons régulièrement  .

 

Raréfaction des oiseaux des champs

Une autre réflexion de François susceptible d'expliquer  éventuellement l'absence de passereaux serait justement la raréfaction des effectifs de ceux ci dans un milieu agricole de plus en plus hostile à la survie de certaines espèces.

 

Le busard : un auxiliaire de l'agriculteur.

 

Pour conclure, Géroudet termine :

 

"Ce petit rapace a beaucoup à souffrir des persécutions auxquelles son comportement l'expose, et cela explique sa répartition parodique, au moins en partie. Pourtant, ses déprédations restent insignifiantes en regard des services qu'il rend en chassant les rongeurs. L'homme n'a rien à perdre à le laisser vivre."

 

Retrouver la totalité de l'analyse des pelotes dans le fichier joint :

Télécharger
Analyse de pelotes de Busard-Saint-Martin 2020
Analyse effectuée Par Francois LEBOULENGER du GMN
Pelotes de Busard-Saint-Martin.pdf
Document Adobe Acrobat 263.9 KB

Merci encore à Valérie, Sylvie et François ainsi que le GMN pour nous avoir permis de diffuser leur travail.

 

Nous espérons vivement poursuivre notre collaboration dans les années  à venir pour réhabiliter le busard auprès des agriculteurs .

 

Mamroute

Vous pouvez également vous rendre sur le site du GMN , vous y trouverez une application Mamroute qui permet de documenter tous les espèces de mammifères que vous trouvez morts notamment sur la route. Il existe également une application pour smartphone très pratique qui permet de le faire  avec les coordonnées GPS directement effectuées.


Actu du 30 septembre 2020: Bilan d'une saison 2020  particulièrement compliquée

Prospection difficile cette année 2020 avec la pandémie de COVID 19.

 

En effet, le confinement  a eu lieu pendant le mois d'avril qui est une période essentielle  pour la localisation des cantonnements des oiseaux. 

 

1 mai : prospection sur dérogation pour 4 personnes

 

       Grâce à dérogation obtenue auprès du Ministère de l'environnement par la LPO , seulement  4 personnes  ont pu prospecter à partir du 1 mai 2020. Malheureusement, à cette date, certaines femelles couvent et ne sont déjà plus visibles et pénalise les recherches.

 

Le  1 mai, nous avons également été privé de la journée prospection busards  ouverte à tous qui nous permet habituellement de localiser les cantonnements.

 

13 mai : enfin le début de prospection pour tous

 

C'est seulement à partir du 13 mai que la dizaine de bénévoles a pu se rendre sur le terrain mais avec des mesures barrières contraignantes pour certains ( la plupart d'entre nous sommes retraités donc à risques).

Toutes ces contraintes n'ont freiner l'enthousiasme des bénévoles à chercher et trouver un bon nombre de cantonnements pour protéger et voir s'envoler les petits busards.

 

Un bilan intéressant malgré le contexte 

  • 21 couples localisés  contre 32 en 2019 . 
  • 14 nids visités contre 24 en 2019

 Des chiffres en baisse qui s'expliquent par le confinement et le contexte sanitaire qui a suivi ainsi que l'indisponibilité partielle de jean Pierre .

Malgré ces difficultés, nous avons pu assister à l'envol :

  • de 40 jeunes Busards Saint Martin
  • dont 13 sauvés grâce à la protection contre 7 en 2019. 

Ceci s'explique que malgré le fait que même si nous avons localisé moins  de nids, nous en avons protégé plus :

  • 7 nid protégé en 2020 contre 4 en 2019

 

A noter également, la localisation de nos 4 premiers nids de Busards grâce au drone  et à Fabien.

Nous n'avons malheureusement pas retrouver de couple de Busards cendrés.

 

 

Donc, une saison difficile, longue, fatigante avec le contexte sanitaire ( mai, juin, juillet, août ) avec des pontes tardives et beaucoup de cages posées en juillet à démonter encore en  août .

 

Malgré toutes les difficultés  , il y a beaucoup de motifs de satisfactions :

 

1/La cohésion du groupe nouvellement élargi.

 

Il faut d'abord souligné  la formidable cohésion du groupe devant les difficultés  auxquelles il a  été confronté.  Chacun s'est acquitté de sa tâche avec détermination tout au long de la  saison pourtant longue ainsi que la bonne intégration des nouveaux arrivants dans un contexte compliqué.

 

La LPO Normandie remercie tous les bénévoles pour leur participation et leur disponibilité.

 

2/ L'aide de la DREAL, de la DDTM  ( H Bacquet)  et de l'ONCFS ( M Garnier) 

  • L'aide financière de la DREAL que nous remercions et qui nous a permis l'achat d'un drone .
  • L'aide de H Bacquet de la DDTM ainsi que les interventions de M Garnier de l'ONFCS.

3/ Un meilleur dialogue  avec les agriculteurs

 

La présence de ces 2 entités ainsi que la mise en place du protocole DREAL justifie notre présence sur le terrain et améliore la communication avec les agriculteurs .

 

4/ l'utilisation du Drone

 

Pour la première fois, 4 nids ont été trouvés sur le plateau d Neubourg à l'aide d'un drone.

Cet outil permet de survoler rapidement un nid sans qu'il soit précisément localisé.

 

Nul doute que dans l'avenir cet outil nous sera précieux.

 

Merci à Fabien pour nous avoir ouvert la voie.

 

5/ L'exposition " Busards" 

 

L'exposition "Busards"  qui s'est tenue du mois de février au moi d'avril dans le hall du lycée agricole du Neubourg a été  une réussite grâce à l'efficacité de Valérie et Fabien ainsi que la participation de tous les photographes. 

 

6/ Les interventions au Lycée G Martin du Neubourg

 

Le lycée étant refuge LPO,  nous sommes intervenu avec Jean Luc  sur la présentation et l'entretien des nichoirs auprès des élevés de M Nicolas Vallé,  le professeur.

 

7/ La mise à jour du blog

 

Grace à Valérie qui a "rajeunit" le blog et à tous les contributeurs de photos,  celui ci a retrouvé des couleurs. 

Le fil d'actualité régulièrement mis à jour, permet de suivre les différentes péripéties de la saison.

 

Merci donc à tous les bénévoles pour leur implication ainsi qu'aux agriculteurs pour leur concours .

Rendez vous l'année prochaine pour , il faut l'espérer une nouvelle saison de prospection moins compliquée.

Une  pensée pour Jean Paul et Barbara qui ont quitté la fraicheur de la Normandie pour des latitudes plus clémentes. Nul doute qu'ils retrouveront aussi là bas des Busards mais plus surement cendrés ceux là.

Nous n'oublierons pas les bons moments passés ensemble.

 

Vous retrouverez en détail le bilan 2020 sur le secteur du Neubourg


Actu du 15 septembre 2020 : Animation au lycée agricole G Martin du Neubourg

Le Lycée en  Refuge LPO 

 

Depuis 2016, les bénévoles LPO du groupe busards , à la demande de Nicolas Valle, professeur, interviennent auprès des jeunes élèves du Lycée agricole  P Martin du Neubourg.

Tout naturellement, le lycée est passé en Refuge LPO l' année suivante. 

En raison des conditions sanitaires, l''intervention de cette année se déroule en extérieur et consiste à visiter et nettoyer les nichoirs posés les années précédentes.

 

Ici, Jean Luc présente aux élèves un nichoir à Chevêche d'Athéna.

 

Préserver les habitats pour préserver les espèces.

 

L'animation débute par une présentation de la LPO, de ses structures et de ses activités ainsi qu'une explication sur l'inquiétante régression des oiseaux des champs.

Le nourrissage des oiseaux et la pose de nichoirs restent un palliatif rendu indispensable  par la disparition  de plus en plus rapide des habitats et des milieux  dans lesquels chaque  espèce déterminée trouvent le gite et le couvert qui assurent leur survie.

Ainsi, La Chevêche d'Athéna, rapace nocturne  cavernicole, a besoin des cavités de vieux arbres ( têtards, pommiers, cerisiers etc...) pour assurer sa nichée.  Otez ces vieux arbres apparemment inutiles pour l'homme et  l'espèce est en danger.

Ces orties fauchées régulièrement sur les bas cotés des routes et c'est tout un cortège d'espèces d'insectes dont des chenilles donc  des papillons qui disparaissent.

 Un vieux verger et ses vieux arbres doit être préservé ce qui n'empêche pas de le régénérer  si nécessaire  avec de nouveaux individus.

La préservation et la variété des milieux est au cœur du programme Refuge LPO.

Les élèves ont pu découvrir les  espèces cavernicoles communes et les nichoirs qui leur sont adaptés. 

Il existe bien d'autres types de nichoirs, chaque espèce ayant ses besoins particuliers.

Vous trouverez sur ce site les plans de nichoirs pour toutes espèces d'oiseaux.

L'après midi s'est terminée par un quizz de présentation des oiseaux communs.

 


Actu du 09 septembre 2020: 5° Festival photo spot-nature

Notre amie Valérie expose ce week-end au Havre.

 

Ce n'est pas uniquement une exposition de photos naturaliste, l'aspect esthétique est mis en valeur  

 

Vous trouverez ci dessous le lien pour connaitre tous les renseignements nécessaires ainsi que la présentation des exposants. 

Le parraine de l'exposition est Stanley LEROUX.

Lien SPOT-NATURE

 


Actu du 07 aout 2020: Période de dépendance des poussins après l'envol

Retire t'on les cages trop tôt ou plutôt :

Faut il laisser un carré non moissonné  pendant la période de dépendance des poussins après l'envol?

 

On a pour habitude de dire qu'il faut 4 semaines au poussin après l'éclosion pour qu'il soit volant. Très souvent même, nous retirons la cage dès que le dernier poussin en est sorti après un premier vol souvent maladroit où il n'a fait qu'une courte distance de quelques  mètres.

D'après Alain Leroux dans son livre " Le Busard cendré , Edition BELIN :

" Une période de dépendance des poussins vis-à-vis des parents suit l'envol. Elle est de durée très variable, et est principalement fonction de la date d'éclosion et de la quantité de nourriture disponible dans le milieu. Elle peut durer entre 15 et 25 jours et l'éloignement par rapport au nid peut atteindre plus de un kilomètre. Les premiers jours peuvent être particulièrement dangereux pour les jeunes volants au cas où des prédateurs terrestres ont présents sur le site "

 

Nous sommes d'ailleurs plusieurs à l'avoir constaté ( c'est le message de Didier qui m'a interpellé). Les juvéniles volants même après être sortis  du nid depuis  une semaine y reviennent régulièrement alors qu'il ne reste plus que la cage et que quelques mètres carrés de culture au milieu d'un champ nu et  moissonné.

J'avais constaté ce phénomène alors que j'allais démonter pour  une cage sur un site  où les poussins étaient volants depuis une semaine. Un juvénile volait déjà au dessus du nid et à mon approche deux autres se sont envolés alors qu'ils volaient parfaitement. Le mâle était bien présent et  alarmait au dessus de ma tête. J'ai tout de même démonté la cage parce que l'agriculteur avaient contourner les 4 piquets extérieurs que nous avions disposer pour le repérage  laissant ainsi 4 m2 de culture pour permettre aux  juvéniles de s'y protéger.

Sans doute y a t'il plusieurs raisons à ce comportement. La première évidente est que le nid représente une sécurité et un repère pour le couple et les poussins et un lieu tranquille pour le nourrissage . La seconde pourrait être tout simplement que vu que tout est fauché sur des kilomètres à la ronde , où peuvent ils bien aller le soir venu ?

Bien évidemment, notre objectif principal est de les sauver. Cependant, grandir dans une cage de 1 m2 ne leur permet pas de se disperser, d'explorer leur environnement quand ils ne sont pas encore volants. De plus, après la moisson , il ne reste plus que la cage très visible au milieu du champ en pleine chaleur avec simplement   quelques épis de blé autour comme protection. 

Peut être qu'à l'avenir, serait il préférable pour les nichées protégées par une cage de laisser un périmètre de quelques mètres carrés autour de la cage et de laisser cet espace pendant encore une ou deux semaines après le retrait de celle ci pour permettre aux poussins de s'en servir comme refuge s'ils le souhaitent jusqu'à leur autonomie définitive.

Nouvelles du petit busard borgne transporté au CHENE

 

Jean Luc s'est renseigné. Le poussin devrait normalement récupérer son œil mais le traitement sera long. Il aurait pris une paille dans l'œil ou un coup de griffe de son frère. Il  y a une infection et pour le moment, il ne peut pas ouvrir son œil.

Nous espérons tous de bonnes nouvelles la semaine prochaine.


Actu du 06 aout 2020: Retrait de deux cages et il en reste encore une pour la semaine prochaine !!

Longue saison: des cages démontées au mois d'Août

 

La saison est longue cette année, beaucoup de pontes tardives font que certains poussins ne sont pas encore envolés. Lorsque ceux ci sont volants, il faut récupérer la cage et les piquets.

Hier Alain, Jean Luc et Valérie ont démonté 2 cages sur deux sites différents.

 

Sur le premier site où il y avait initialement 4 œufs;

 un n'a pas éclos, et sur les 3 poussins restants, un a été malheureusement prédaté dans la cage. 

Il reste 2 juvéniles à l'envol. 

Merci à Valérie pour cette magnifique photo de juvénile.

 

Poussin borgne

 

Dans la deuxième cage démontée, il y avait deux poussins. Le premier, plus âgé est déjà  volant,

Le deuxième est  plus chétif et malheureusement borgne.

Il a l'œil tuméfié et nous décidons de téléphoner au CHENE ( Centre de Soin d'Allouville Bellefosse  ) pour avoir un avis médical. 

Valérie téléphone donc au CHENE, en  envoyant une photo du poussin.

Le responsable Alain Beaufils n'étant pas là, il y a toujours une incertitude sur l'aptitude du poussin à vivre et chasser avec un seul œil.

La priorité étant sa survie, le soignant contacté  demande de lui faire une irrigation de sérum physiologique sur l'œil en attendant de le transporter au Centre de soin. 

Tâche accomplie  avec précaution par  Valérie et sa sœur, qui a permis de soulager le poussin en lui faisant plusieurs rinçages de sérum  en attendant son transfert.

Le transport d'espèce protégée étant interdit et répréhensible, l'autorisation  de l'ONCFS nous a été accordée et ce sont  Jean Luc et Alain qui ont emmené  le poussin au Centre de soin.

Celui ci a été mis dans un carton aéré dans le noir pendant le transport  pour lui éviter tout stress inutile. Nous espérons avoir de bonnes nouvelles dans les jours à venir.

Merci à tous les intervenants de ce sauvetage : En premier lieu à Valérie qui a effectué les démarches et soigné le poussin ainsi qu' à Jean Luc et Alain en espérant que "Neuneuil" comme le surnomme amicalement Alain puisse survivre voire vivre avec son handicap.


Actu du 26 juillet 2020: Contournement et déplacement de cages avec Hervé et Valérie

La moisson: opération délicate

 

Apres la pose de la cage, un autre moment délicat pour les oiseaux est la moisson.

Comme à chaque intervention humaine, cette opération est une période de stress pour les oiseaux qu'il convient de réduire au maximum. Autre facteur perturbant pour les oiseaux :une fois le champ moissonné, la cage et le nid se retrouveront bien visibles au milieu du champ dénudé.

Plusieurs types d'interventions sont possibles:

le contournement de la cage ou dans certains cas comme celui ci qui se présente, Les bénévoles sont obligés de déplacer la cage avant le passage de la moissonneuse puis de la remettre une fois la culture fauchée.

 

 

 

 

Contournement de la cage

 

Dans la plupart des cas, l'agriculteur contourne l'enclos et la cage ce qui présente beaucoup d'avantages pour les oiseaux puisque leur environnement proche n'est pas perturbé et ne sont pas soumis au stress du déplacement.

Cette solution est privilégiée quand les poussins sont petits et fragiles.

Une autre possibilité est le déplacement de la cage au moment de la moisson.

 

 

Le déplacement de la cage

 

Pour minimiser le temps d'intervention, Hervé et Valérie ont préparé le matériel: Un carton avec un peu de paille à l'intérieur pour y déposer les poussins pendant le déplacement de la cage. Ainsi protégés et dans le noir, les poussins seront moins stressés.

Pendant ce temps, la cage peut être démontée et le champ moissonné.

Les adultes  apprécient peu cette manipulation. Souvent la femelle survole les intervenants en alarmant. Quelques fois, certaines plus téméraires piquent sur le nid sans toutefois les attaquer . Si l'opération dure un peu trop , elle peut s'éloigner du site. Le mâle lui est plus distant et semble moins concerné par la protection des petits.

Dans tous les cas, elle reviendra au nid mais sera très prudente et mettra du temps avant de retourner voir ses poussins

 

Remontage de la cage

 

Une fois la moissonneuse passée, il faut remonter la cage Cette fois ci, elle sera remontée au milieu des andains et elle sera moins visible de la route.

Une cage est très visible au milieu d'un champ moissonné et peu attirer les curieux et les prédateurs.

La survie des poussins est en jeu pendant cette période délicate où ils ne sont pas encore volants et à la merci du premier prédateur qui passe.

La cage remontée au milieu de l'andain est peu visible pour le moment et se fond dans le paysage.

 

 

 

Bravo à Hervé, Valérie pour leur intervention et merci à Valérie pour ces magnifiques photos et ces montages judicieux qui rendent bien compte de l'opération.

 


Actu du 23 juillet 2020 : La surveillance des cages et des poussins

Année compliquée

 

La crise sanitaire, par un démarrage tardif et  les mesures sanitaires imposées a rendu difficile l'exercice de cette année , chacun ayant du intégré  ce paramètre dans sa participation.

Malgré toutes ces difficultés et même si  nous étions,  parfois , à la limite du découragement, tant chercher des heures sans trouver est épuisant, nous n'avons jamais baissé les bras .

Le groupe est déterminé  et soudé. C'est bien utile face à l'adversité. Encore merci à tous.

Pourtant, il reste un dernier effort pour que tous ces efforts soient récompensés:  Qu'un maximum de poussins puissent s'envoler des cages que nous avons posées.

Les cages : le fruit de notre travail

 

Notre objectif étant d'éviter qu'un maximum de poussins ne soient tués au moment des moissons, les cages posées sont le fruit de tout le travail effectué en amont. 

La surveillance de celles ci est donc d'une extrême importance jusqu'à l'envol des poussins.

6 cages ont été posées cette année:

                             4 sur le secteur du Neubourg .

                             2 sur Tourny.

Sans anticiper le bilan, on peut d'ors et déjà affirmer que 4 sont dues à des pontes tardives. A suivre donc .

Il va falloir surveiller les cages pour certaines jusqu'en aout !

 

 

 

 

La participation essentielle des agriculteurs

 

La pose des cages nécessite le concours de l'agriculteur. En effet, celui ci est averti qu'un nid de busard se trouve dans son champ. Grace à  son autorisation, nous visitons le nid et installons une cage de protection si nécessaire. 

La pose d'une cage représente , même s'il est minime , un dérangement pour l'agriculteur ,  parfois contourner l'enclos au moment de la moisson. 

D'autre part, les cultures non fauchées peuvent polluées les cultures de l'année suivante. Pour cette raison, nous fauchons et évacuons la paille après le retrait de la cage.

Merci aux agriculteurs compréhensifs et coopérants qui nous facilitent  la tache !

19 poussins et 4 œufs non éclos dans les 6  cages posées

 

On peut dire que le bilan de notre saison sera positif quand tous les poussins seront volants. 

Dans les 6 cages posées se trouvaient 19 poussins.

Malheureusement , l'une d'elle a  été prédatées et 2 poussins sont morts. 

L'autre interrogation avec les pontes tardives est la récurrence des œufs non éclos dans les couvées.

Encore 4 dans 4 nids différents. Nous avions déjà rencontré ce phénomène l'année passée.

 

Pour le moment les 17 poussins protégés par les cages se portent bien . Ils sont surveillés régulièrement !!

 


Actu du 15 juillet 2020 :  les nichées tardives.

Pour cette première quinzaine de juillet 2020, des nichées tardives ( souvent des couvaisons de remplacement ) nous obligent à être vigilants et d'agir en conséquence. Plusieurs nids de très jeunes poussins ont été repérés sur l e plateau du Neubourg et des cages de protection ont été posées. Nous sommes le 15 juillet et les moissonneuses sont de sortie. Nous seront appelés à déplacer un nid, sur la demande d'un agriculteur , durant sa moisson et bien sûr à le remettre à sa place.

Nid avec 3 poussins d'une dizaine de jours, le 11 juillet. 2020. Cage de protection posée.

Très jeunes poussins de quelques jours, le 11 juillet 2020. Cage de protection indispensable et posée.

Installation d'une cage de protection du nid à busards St Martin, avec Jean-Luc, Patricia et Patrick.

Action pour le balisage et consolidation.

 

A suivre jusqu'en août...

 

Valérie


Actu du 2 0 06 20 : Les visites de nids s'enchaînent mais quel âge ont les poussins ?

Les visites de nids sont importantes dans la protection des busards. Outre le volet scientifique, elles permettent de voir l'âge des poussins pour évaluer la nécessite  d'une protection en fonction de l'évolution des cultures. 

Extrait du CT Busard

"le prospecteur peut estimer l’âge des poussins en tenant compte de leurs caractéristiques morphologiques. Cette technique expérimentée chez le busard cendré peut s’extrapoler sur les autres espèces de busards. Pour éviter de retourner plusieurs fois au nid, il est recommandé de déterminer l’âge des poussins dès la première visite. L’estimation de l’âge des poussins est basée préférentiellement sur l’examen du duvet et du plumage, le critère de poids n’est pas fiable car il dépend de plusieurs facteurs (sexes, abondance de nourriture…). Sauf cas exceptionnel, la femelle du busard pond 3 à 5 œufs, à raison d’un œuf tous les deux jours, qu’elle couve immédiatement. Les éclosions peuvent s’échelonner sur plus d’une semaine." 

L'incubation dure en moyenne 28-29 jours par œuf. 

"La croissance de ces oiseaux est exceptionnellement rapide , puisque les poussins sont capables de voler sur de courtes distances à 30 jours " Extrait: Le busard cendré Alain Leroux .

Il est important de pouvoir estimer de manière suffisamment fiable l'âge des poussins pour ajuster au mieux les dates d'intervention dans le cas où les nids risquent de subir les interventions agricoles.

Vous trouverez ci dessous quelques photos de poussins. Vous pouvez vous référer à la fiche 9  du cahier technique busard .

 

Sur cette photo, les poussins ont quelques jours. Deux œufs ne sont pas encore éclos.

 

• Premier jour : de 16 à 20 g - premier duvet : blanc - fripé les première heures.

 

• 5e jour : de 28 à 40 g - duvet blanc, clairsemé - « mains » noires par transparence.

 

Poussins d'une dizaine de jours

 

• 10e jour : de 120 à 152 g - second duvet : marron « sale » - les plumes émergent des tuyaux.

Poussin d'une quinzaine de jours

 

• 15e jour : de 232 à 268 g - second duvet : très dense - les plumes émergent des tuyaux d’un centimètre.
 

Poussins d'un vingtaine de jours :

• 20e jour : de 236 à 318 g - second duvet : pour moitié - plumage noir pour moitié. Les poussins peuvent se déplacer et atteindre 10 m autour du nid, ils créent des couloirs sous la végétation. Ils ne volent pas.

Poussins de 25 et 30 jours 

On peut voir distinctement les différences de plumages entre les poussins . Deux d'entre eux sont visiblement plus vieux 

 25e jour : de 302 à 356 g - second duvet : traces sur la tête, la nuque, les scapulaires  plumage : presque entièrement brun, poitrine beige à rousse. Il est alors possible de déterminer le sexe du busard par la couleur de leur iris (pour les busards cendrés et Saint-Martin). Technique fiable à 90 %.

• 30e jour : de 320 à 360 g - duvet : absence - plumage toujours en tuyaux jusqu’au 45e/50e jour  peut voler depuis deux ou trois jours. Premier envol. Les oiseaux restent fixés autour du site encore plusieurs semaines durant lesquelles 

ils sont ravitaillés par les parents.


Actu du 12 06 20 : Une première dans l'Eure , l'utilisation d'un drone pour la visite de nids de busards

Premier  nid   : le nid est déjà repéré 
Mardi dernier, grâce à Fabien, nous avons pu testé sur le terrain , l'efficacité du drone. 
C'est vers 17h, sous un beau soleil,  que nous retrouvons sur un site où Jean Luc avait déjà repéré un nid. Jean Luc vise l'endroit supposé du nid avec sa lunette. En attendant un échange de proie qui arrive rapidement.
Echange de proie : la femelle se pose mais un peu à coté du repère prévu. Qu'importe ! Fabien envoie son drone et après quelques recherches  trouve le nid. Cela a pris 15 mn .
Un jeune d'une dizaine de jours, les autres se sont sûrement éparpillés dans les blés. Nous ignorons le nombre de poussins de la nichée. C'est tout de même une réussite.

 

Deuxième nid : La problématique est différente car il n'y a pas de repère connu

 

J'emmène la petite troupe sur un autre site assez proche ou j'ai vu un couple s'installer , il y a un mois : échange de proie, apport de matériaux ... tous les signes d'une nidification probable. Sauf que je n'avais pu prendre  aucun repère du nid. Le terrain était trop  accidenté , éloigné et j'étais seul .

De ce fait, nous avons juste un coin de champ visible et nous ignorons à quel endroit se situe le nid.

Pa rapport au premier nid, celui ci est beaucoup plus loin et nous n'avons aucun repère et les échanges de proie ne sont pas visibles. En clair , d'où nous sommes le nid n'est pas visible, le drone le verra pour nous.

Fabien envoie le drone, il est très loin. Nous essayons de l'orienter avec nos jumelles, la manipulation n'est pas aisée. Fabien doit remonter le drone de manière à avoir une vision globale du champ pour pouvoir voir les trous dans la culture et descende dessus un par un. après plusieurs tentatives infructueuses, il trouve enfin le nid. Cela a pris 20 minutes , il nous  aurait sûrement fallu plusieurs heures  pour parvenir à ce résultat sans le drone.

C'est une réussite dans ce cas particulier. Trois poussins sont bien visibles.

Merci Fabien !

 

 

Méthode traditionnelle et drone : des avantages et inconvénients complementaires 

 

Jusqu'à présent,  la visite d'un nid dans le secteur du Neubourg,  s'est toujours faite physiquement.  Le protocole est rodé:

  1.   localisation du champ dans lequel se trouve le nid
  2. demande d'autorisation de pénétrer dans le champ à l'agriculteur.
  3.  Triangulation et attente d'un échange de proie  pour envoyer  le surveillant au nid.
Cette méthode traditionnelle est très enrichissante car elle nécessite la participation de plusieurs personnes, le dialogue avec l'agriculteur. Elle permet également de pouvoir voir physiquement le nid et pouvoir ainsi faire des relevés scientifiques comme les mesures sur les œufs ou les poussins ( poids, taille, sexe ....) .Toutes ses opérations peuvent prendre beaucoup de temps . D'autres inconvénients sont également à prendre en compte :
  1. les traces olfactives laissées par le surveillant qui peuvent orienter les prédateurs
  2.  La visibilité de l'opération auprès des agriculteurs ou des voisins. Simplement, par curiosité, certains peuvent aller voir le nid et sans mauvaise intention  perturber la tranquillité du couple au risque de l'abandon du nid.
Il peut arriver aussi qu'il soit très difficile de localiser le nid.  Parfois , la configuration du  terrain  est ingrate: des dépressions , des bosses, des hauteurs de cultures comme le colza, rendent difficile la visibilité voire impossible la visibilité du nid.
Cette technique peut s'avérer  inefficace dans l'urgence.  La détection d'un couple pendant  l'éminence de la moisson  pour peu que le terrain soit accidenté et des oiseaux discrets peuvent retarder la localisation du nid et la nichée détruite par manque de temps.
L'utilisation du drone présente beaucoup d'avantages complémentaires à la méthode traditionnelle et peut être même indispensable dans certains cas. Il est sûr que cette pratique aura tendance à se généraliser. Dans notre désir de protéger un maximum de nid , elle peut être un outil important car en passant moins de temps sur chaque nid , nous pourrons en visiter plus donc très certainement en protéger plus.  Chaque année, plusieurs nids ne sont pas visités faute de temps pour les trouver. 
Belles observations à tous

Actu du 08 06 20 :  Début juin,  visite des nids pour  envisager la protection

Photo de la semaine de Fabien Gegouzo. Busard St Martin femelle.
Photo de la semaine de Fabien Gegouzo. Busard St Martin femelle.

Les mois d'avril et de mai permettent de localiser les cantonnements et éventuellement le champ dans lequel se trouve le nid.

 

Au mois de juin , les poussins sont sur le point de naître, il est temps de trouver les nids pour les visiter et envisager une éventuelle protection selon l'âge des poussin et l'avancement des cultures.

 

 Cette année,  les cultures sont précoces et nous étions inquiets quant à la date des moissons. Il semble cependant qu'elles ne seront pas effectuées si tôt que nous l'avions redouté ( fin juin), ce qui  est plutôt rassurant car nous ne trouvons et donc protégeons éventuellement qu'un petit pourcentage des nichées du plateau du Neubourg .   Il n'empêche , qu'il  faut donc  sans tarder commencer à visiter les nids et ce n'est pas si simple.  

 

Sur chaque secteur , chacun a pu repérer des couples nicheurs  certains , probables ou possibles selon les cas. Sans doute  ne pourrons nous malheureusement pas visiter tous les nids des couples  aperçus notamment ceux que l'on a vu sans pouvoir localiser clairement l'emplacement du nid. 

Il faut malheureusement faire des choix et privilégier les couples déjà bien repérés et bien établis. Selon le temps dont nous disposerons ,  nous chercherons les autres.

 

La procédure d'accès au champ  est toujours la même. Rencontrer l'agriculteur et lui expliquer qu'un couple de busards niche dans son champ et qu'il est nécessaire que l'on puisse y  pénétrer pour visiter le nid et évaluer si une protection est nécessaire. Il doit normalement accepter puisque les busards sont une espèce protégée et à ce titre, entre dans le cadre de la conditionnalité PAC qui oblige les agriculteurs à coopérer à cette action de protection. 

La procédure de conditionnalité PAC par l'intermédiaire de la DDTM   autorise l'intervention de l'ONCFS en cas de problèmes.

Généralement,  les agriculteurs  donnent sans difficulté l'accès à leur champ.

 

Cette année ,nous allons essayer le drone sur les nids qui posent des problèmes de repérages dus aux dénivelés.  En effet , le plateau du Neubourg n'est pas si plat que ça et il faut avoir fait un peu de prospection pour s'en rendre compte rapidement.

Le drone va donc nous permettre d'accéder à des endroits difficiles. Il permet également de ne pas perturber les oiseaux et de ne laisser aucune trace olfactive.

 

Bonnes observations à tous !

 

 


Actu du 24 05 20 : Des moissons en avance, Danger !!

Faucon crécerelle. Photographie de la semaine : Alain Plaquevent
Faucon crécerelle. Photographie de la semaine : Alain Plaquevent

Merci à tous pour votre implication pour la prospection busard en cette année si particulière.

 

Malgré un démarrage tardif du à la pandémie   et un mois de mai peu favorable à la découverte des nids, vos comptes rendus respectifs montrent  notre efficacité à repérer, si ce n'est le champ  où se trouve le nid, au moins la localisation des couples potentiels.

 

Dans chaque secteur prospecté, un nombre déjà  conséquent de couples ont été localisés. 

Le mois de juin arrive bientôt qui devrait voir le mâle approvisionner plus souvent la femelle , donc la possibilité plus fréquente de localiser le nid.

 

Un paramètre important est l'état d'avancement des cultures. Comme vous avez pu le constater,  les orges sont déjà en épis et sauf si le mois de juin est  peu lumineux, les moissons seront sûrement précoces, fin juin pour les orges.

Ce qui veux dire qu'il va falloir  début juin se concentrer sur les couples localisés près des champs d'orges  en priorité, sans toutefois oublier les blés pour trouver les nids et les protéger si besoin.

 

  Bref , nous avons encore une semaine pour trouver un maximum de couple avant la recherche des nids pour évaluer les protections à mettre. 

 

Un autre problème risque de se poser , le nombre de  cages dont nous disposons. Sans doute va t'il falloir que nous en  fabriquions un nombre conséquent, car cette année très  certainement beaucoup de cages  seront utilisées dans le même temps, ce qui ne nous était jamais  arrivé jusqu'à ce jour, mais qui pourrait bien se reproduire dans les années à venir.

 

Jusqu'à présent , nous n'avons jamais été confronté à un tel problème. Les années passées , nous mettions des protections sur un faible pourcentage de nids.  Nous ne pouvons pas trouver tous les nids, il est donc raisonnable de penser que si quelques nids sont détruits par les moissonneuses , un grand nombre de ceux que l'on n'a pas détectés ont réussi.

Cette année , c'est très diffèrent si effectivement les moissons ont deux semaines d'avance, cela risque d'être catastrophique pour les nichées de busards. 

 

A suivre donc !

 

Bravo pour vos comptes rendu  et vos photos dont vous pouvez voir certaines dans l'onglet "Photos 2020" documenté par Valérie. Merci à elle .

 

Belles  observations à tous !

 

 

 

 


Actu du 17 05 20 : La prospection 2020 reprend…….mais avec du retard!!!!

 

 Depuis le lundi 11 mai 2020, la prospection busards a repris dans les différents secteurs du plateau du Neubourg et également sur Tourny.

Quelques uns d'entre nous avaient pu commencer dès le 1 mai 2020 grâce a une dérogation obtenue auprès du ministère de l'environnement . 

 

Le mois de Mai n'est pas une période favorable pour la recherche des couples. En effet, la plupart des femelles couvent et  ne sont approvisionnées en nourriture par les mâles que quelques minutes dans la journée. Il faut soit avoir de la chance, soit être très  patient.

Photo de la semaine : Femelle Busard des roseaux . Didier Podevin

Au mois d'avril , les couples se forment. Ils sont visibles et démonstratifs: parades, alarmes, échanges de proie, transports de matériaux … Autant d'indices qui permettent de localiser à défaut du nid , au moins le cantonnement et l'estimation du nombre de couples sur un secteur. Avec le confinement du à la pandémie, cette période nous a malheureusement fait défaut cette année.

Le mois de juin nous permettra sans doute de combler le retard. Les œufs vont éclore, les poussins vont avoir faim et les  ravitaillements du mâle plus fréquents. 

Si vous souhaitez participer à la prospection busards , n'hésitez pas à prendre contact.

Belles observations  à tous !

 



Actu du 07 05 2020 : Observation d'un mâle de Busard Cendré

C'est une belle journée ensoleillé, la lumière est magnifique, les alouettes entament leur chant lancinant, les bergeronnettes printanières traversent les champs. Tout est là pour une belle journée de prospection. D'ailleurs , déjà j'aperçois au loin, un busard , il vient vers moi, je vois juste sa silhouette de face. C'est assurément un male , blanc, le bout des ailes noires , Pourtant quelque chose me gêne, m'étonne , je ne sais pas quoi. Le glissé est plus  long, plus léger, l'oiseau semble comme suspendu dans l'air , les ailes largement étendue.

Voilà ! C'est un Busard cendré ! , j'en suis presque sur. Ce vol léger,  des battements d'ailes plus rare, moins lourd  que le saint Martin, des ailes qui semblent infiniment longues. J'attend de pouvoir l'observer de coté , pour être enfin sur , voir enfin ces barres noires au milieu de l'aile qui signera son identité. Oui c'est bien ca  , c'est un Busard Cendré.

Quel bonheur d'observer cet oiseau si  gracile, si leger ! Je cherche une éventuelle femelle sans grand espoir.

Je vais ainsi l'observer toute la matinée ,  Il va chasser au dessus d'un prairie de fauche et se poser. Il restera la la journée. Je reviendrai les jours sans le revoir. sans doute était il en migration.

L'année passée, nous avions trouvé un couple de Busards Cendrés dans le sud du Neubourg. 3 juvéniles de Busards cendrés ont pris leur envol, sur les terres agricoles de l'eure. espéront qu'il en soit de meme cette année. 


Actu du 1 mai 2020: Premières sorties   grâce  aux dérogations

La demande de dérogation ayant aboutie, 4 personnes du groupe busards de l'Eure disposent  de dérogations pour pouvoir commencer la propection tout en respectant les gestes barrieres exigées par la situation sanitaire. 

Nous avons perdu un mois propice à la recherche des couples et des cantonnements et ne seront que 4 sur tous le   plateau du Neubourg à rechercher les nids.

heureusement , le déconfinement prévu le 11 mai , va permettre la participation de tous et augmenter notre efficacité.

 

 

 

Actu du 09 04 2020 : Une demande de dérogation en cours; l'Enquete  milans-Busards 2020 annulée

 

An niveau national, existe une entité dont fait partie : le CNRS ( Alexandre Millon) ,  des bénévoles : JL Bourrioux et T Printemps et qui s'appelle le GEPB : Groupe d'Etude et de Protection des Busards.

Cette structure centralise en fin de saison,  au niveau national tous les relevés fait par toutes les structures régionales dont la nôtre , concernant la protection busard. cette base de de données nationale sert de source d'etudes et de recherches pour les scientifiques.

Elle organise également les Rencontres Nationales Busards qui ont lieu régulierement tous les un ou deux ans. 

 

En étroite collaboration avec la LPO nationale, par l'entremise de son directeur et de son president, le GEPB a initié une demande de dérogation pour la recherche et la protection des nids de busards à l'echelle nationale aupres du Ministere de la Transition Ecologique et Solidaire.  L'espèce est protegée et cette mission peut etre considérée d'utilité publique en vertu des enjeux de conservation , à l'échelle européénne et compte tenu de fait qu'elle repose essentiellement sur le bénévolat.

Cette dérogation ne concernera qu'un nombre limité de bénévoles : 4 pour le departement de l'eure.

 

merci au GEPB pour cette requete , en esperant qu'elle aboutisse.

 

La deuxieme année de l'Enquête Milans-busards 2019-2020 est reportée en 2021

 

En attendant, respectez le confinement .

 


Actu du 11 mars 2020 : Confinement :La prospection busards  2020  suspendue

En raison de la pandémie de coronavirus et le confinement qui  en a  suivi ,:

 

la prospection busards est suspendue jusqu'à nouvel ordre.

 

La journée  prospection busards  ouverte au grand public initialement prévue le 1 mai est  annulée.

 

L'enquête rapace Milans, Busards 2019-2020  est également suspendue.

 

Le groupe busard vous avertira en fonction de l' évolution de la situation sanitaire de la reprise de la prospection.

 

Bon courage à tous.